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Guillaume Thomas, gérant d’aladom.fr

Article publié dans "Rencontres" le 31/05/2013 - Mis à jour le 21/02/2014

Après Grégoire de fairepartnaissance.fr, c’est un autre entrepreneur et père de famille qui répond aux questions d’Allocreche. À même pas 40 ans, Guillaume est Ze big boss d’Aladom.fr, un site spécialisé dans les annonces et la mise en relation de services à domicile. Aujourd’hui résidant en Floride (han), Guillaume est également l’heureux papa de 5 enfants.

Guillaume Thomas d'aladom.fr - Rencontre
Guillaume Thomas, CEO d'Aladom (© Guillaume Thomas)

Guillaume Thomas fondateur et dirigeant d’aladom.fr répond cette semaine aux questions d’AlloCreche. Spécialisée dans les services à domicile, Aladom s’est depuis attaquée au marché international, exportant sa maitrise et son savoir-faire outre-Atlantique, une sacrée aventure pour son fondateur et sa famille.

Guillaume Thomas, chef d’entreprise et père de 5 enfants

En France, malgré les différents efforts et ouvertures d’établissements, la garde d’enfant est un véritable casse-tête pour les parents ; du fait du nombre de places limité d’une part, et des coûts présentés d’autre part. Cette difficulté passée, il reste le problème de la garde occasionnelle ou non professionnelle comme le baby-sitting.

Après s’être frotté aux difficultés de trouver une baby-sitter, Guillaume a pris les taureaux par les cornes et a donc lancé Aladom en 2007. Plus qu’un simple site d’annonces, Aladom met également en relation les particuliers, professionnels et associations de services à la personne.

En quelques lignes, peux-tu nous présenter Aladom, son impact sur le marché français ?

L’objectif d’aladom est de simplifier la mise en relation entre les acteurs des services à la personne et de mettre à disposition des informations sur ce secteur. La recherche d’une garde d’enfant, d’une aide ménagère, d’un professeur particulier, d’une assistante de vie ou d’un bricoleur peut s’avérer être un casse-tête. L’idée m’est venue après avoir passé des heures à chercher des baby-sitters.

Nous sommes devenus depuis 2007 le site de référence en France et nous référençons plus de 88 000 prestataires de services : des particuliers acceptant les CESU, et des entreprises de services à la personne agréées.

Chaque mois, plus d’un million de visiteurs se connectent sur notre site et nous réalisons un millier de mises en relation quotidienne.

De par son statut particulier, le secteur des services à domicile s’est retrouvé en première ligne des différentes réformes fiscales engagées ces dernières années. Observes-tu une amélioration pour les familles ou au contraire de nouvelles difficultés ?

Le secteur est toujours aussi complexe et manque de visibilité. Il y a de nouvelles annonces tous les mois (changement de plafonds pour les aides, changement de taux de TVA, suppression d’avantages comme le forfait de cotisation...). Les services à la personne c’est un peu comme un sport compliqué dont les règles changeraient en permanence et ce n’est pas prêt de changer.

Les avantages fiscaux permettent de rendre plus attractif l’emploi déclaré que le travail au noir. Du côté des intervenants, en étant déclarés, ils bénéficient d’une couverture sociale.

Comme Grégoire, ce sont les obstacles et besoins que tu as rencontrés en tant que parents qui t’ont poussé à créer ton entreprise. Au-delà d’être un élément « déclencheur » du projet Aladom, la parentalité t’a-t-elle inspiré pour la suite de ton entreprise ?

La parentalité m’a motivée à créer mon emploi. J’ai en effet choisi de quitter Paris à l’arrivée de ma seconde fille et ne trouvant pas de job idéal en Province, je me suis lancé à l’eau. C’est parce que j’ai passé des heures à chercher des baby-sitters que j’ai eu l’idée de lancer aladom.

Créer son entreprise c’est un peu comme avoir un bébé... On en prend soin, on essaye de la faire grandir...

D’ailleurs ces 5 petits boutchoux, tu nous les présentes ?

J’ai 5 enfants : Héloïse, 10 ans, qui joue de la flûte traversière, fait de la danse et de la natation synchronisée (elle finira au FMI) ; Marguerite, 8 ans, qui joue du piano, fait de la danse et de la natation synchronisée (elle finira aussi au FMI quand Héloïse aura dû démissionner) ; Jacques, 6 ans, le seul garçon qui fait de la course à pied, du foot (ou plutôt soccer), du baseball et du basket ; Adèle, 4 ans, qui fait de la danse et Claire, 1 an qui vient de commencer à marcher.

Une famille nombreuse c’est beaucoup de travail, mais c’est surtout beaucoup de bonheur.

Le rêve américain

Installé en Floride depuis près d’un an, Guillaume s’est attaqué au marché américain, bien différent du système français.

Quelles sont les raisons qui t’ont poussé à t’installer aux États-Unis ?

Notre ambition est d’étendre aladom à d’autres pays. Nous avons ouvert aladom en Allemagne, en Belgique, et en Espagne.

Nous voulons maintenant conquérir le monde. Je suis venu m’installer aux États-Unis, car j’aime ce pays et notre potentiel de développement est énorme. C’est un pays extraordinaire pour les entrepreneurs qui y sont valorisés. Ici, quelqu’un qui créé des emplois n’est pas vu avant tout comme un salop de patron qui cherche à exploiter ses salariés. Il y a une énergie très positive autour des entreprises.

Côté famille comment ça se passe ?

L’expatriation est une aventure extraordinaire pour la famille : elle soude énormément.

Nos 4 aînés qui vont dans des écoles américaines depuis août 2012 sont devenus bilingues. Ils font énormément d’activités et sont comme des poissons dans l’eau.

Pour les petits, le changement doit être incroyable. Les modes de garde sont-ils plus faciles d’accès qu’en France ?

L’école commence beaucoup plus tard qu’en France, à 5 ans avec le Kindergarden. Il est possible de mettre les enfants avant en Pre-Kindergarden, mais il faut alors payer et c’est cher. Nous payons par exemple plus de 350 $ par mois pour 2 matinées par semaine de 3 h pour notre fille de 4 ans...

Les garderies sont souvent rattachées à une église, à un temple ou à une synagogue. Il n’est pas demandé d’être pratiquant, mais l’enfant aura une éducation qui va avec la religion du lieu.

On peut aussi faire garder ses enfants par une nanny (à son domicile ou au domicile des parents). Contrairement à la France, il n’y a pas d’aides, sauf pour les plus pauvres.

Des projets à venir pour Aladom et la famille Thomas ?

Je continue à développer aladom aux USA, mais nous rentrons en France en juillet. Nous allons ramener avec nous un peu d’optimisme. Je ferai alors des voyages entre la France et les USA.

Mon ambition est de lancer aladom dans d’autres pays et d’améliorer notre service dans chaque pays.

Un dernier mot ?

J’encourage tous vos lecteurs à voyager avec leurs enfants. Il faut se faire violence, ça parait compliqué de transporter tout le monde, mais c’est un vrai cadeau pour eux, et ils permettent de découvrir un pays avec un autre regard.

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