> > > Un tiers des enfants de moins de 3 ans mangent devant un écran

Un tiers des enfants de moins de 3 ans mangent devant un écran

Actualité publiée dans "Santé et enfance" le 26/11/2013

Une enquête du syndicat français des aliments de l’enfance révèle les mauvaises habitudes alimentaires des tout-petits et de leurs parents. Au menu : repas complets tardifs et diversification alimentaire retardée ; repas devant la télé et sensation de satiété altérée.

Un tiers des enfants de moins de 3 ans mangent devant un écran
Manger régulièrement devant la télévision nuit à l’équilibre alimentaire et à la santé de l’enfant (© VeSilvio – Fotolia.com)

29 % des moins de 3 ans sont devant un écran lors des repas

Le syndicat français des aliments de l’enfance (SFAE) a publié une étude sur les habitudes alimentaires des tout-petits.

Selon cette étude, les moins de 3 ans passeraient de plus en plus de repas devant la télé, l’ordinateur ou encore la tablette. Le rapport indique que « 15 % des bébés de quinze jours à trois mois mangent déjà devant une distraction ». Ce chiffre augmente en fonction de l’âge et atteint 29 % pour tous les enfants de moins de 3 ans.

Pour beaucoup de parents, mettre un enfant devant la télé permet d’avoir un moment de calme, mais cette pratique a tout de même un impact négatif sur l’alimentation des enfants. « Outre l’altération de la convivialité des repas si importante à cet âge », la télé distrait l’enfant qui avale machinalement son repas, sans le savourer et sans se rendre compte de la quantité qu’il avale, explique le pédiatre Alain Bocquet.

L’âge des premiers repas complets recule

Cette étude révèle aussi que le début des repas complets, c'est à dire des repas avec des aliments autres que du lait, se fait de plus en plus tardivement.

En 2005, les premiers repas complets avaient lieu à l’âge de 8 mois, aujourd’hui, selon l’étude, ils débuteraient 2 mois plus tard. Pour Alain Bocquet, « les enfants qui ne commencent l’alimentation grossièrement mixée qu’à partir de 10 mois sont plus difficiles et refusent d’élargir leur palette alimentaire ».

Ce rapport a été réalisé par le syndicat français des aliments de l’enfance (SFAE) et TNS Sofres, une société française d’enquêtes et de sondages. Au total, 1 188 mères de famille dont les enfants avaient entre 15 jours et 3 ans ont été interrogées.

Depuis 1981, le SFAE publie l’étude Nutri-Bébé SFAE tous les 8 ans pour étudier l’évolution des comportements alimentaires de l’enfance.

Actualités en rapport

Vitamine D et « fausse-route » chez le nourrisson, l’ANSM communique

Actualité publiée dans "Santé et enfance" le 03/12/2013 - Mise à jour le 30/01/2014

Vitamine D et « fausse-route » chez le nourrisson, l’ANSM communique

Les médicaments à base de vitamine D font encore parler d'eux. Des nouveaux cas de malaise ont été déclarés chez les nourrissons à la suite de l'administration de vitamine D. L'ANSM fait donc quelques recommandations pour éviter ces situations.

Le gouvernement suédois déconseille à son tour le co-sleeping

Actualité publiée dans "Santé et enfance" le 05/12/2013

Le gouvernement suédois déconseille à son tour le co-sleeping

Adopté par de nombreuses personnes le co-sleeping ou co-dodo ne fait pas l’unanimité parmi les autorités médicales et scientifiques. En Suède, le gouvernement déconseille désormais cette pratique, jugée trop risquée pour le nourrisson.

Une nouvelle technique de dépistage de l’autisme chez les bébés de 2 mois

Actualité publiée dans "Santé et enfance" le 12/11/2013 - Mise à jour le 25/11/2013

Une nouvelle technique de dépistage de l’autisme chez les bébés de 2 mois

Généralement détecté vers les 2 ans d’un enfant, l’autisme pourrait aujourd’hui être dépisté bien plus tôt, dès l’âge de 2 mois, grâce à une analyse du regard des tout-petits, c’est du moins ce que révèle l’étude de l’Université Emory.

Le régime alimentaire du père joue sur la santé de son futur enfant

Actualité publiée dans "Santé et enfance" le 12/12/2013

Le régime alimentaire du père joue sur la santé de son futur enfant

Parfois ignoré, le régime alimentaire du père avant la conception de l’enfant aurait pourtant un réel impact sur la santé du futur enfant. Une étude de l’Université de McGill de Montréal met le doigt sur les cas de carence en vitamine B9.

Le grand site de la petite enfance