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Trois ans après, les crèches de Fukushima sont toujours trop calmes

Actualité publiée dans "International" le 12/03/2014

Déjà 3 ans que la catastrophe de Fukushima a eu lieu, mais les esprits restent traumatisés. Le fonctionnement des crèches en est la preuve, car malgré la simplification des limitations imposées suite au désastre, rien n’a changé. Les enfants restent à l’intérieur des établissements et n’osent toujours pas sortir.

Trois ans après, les crèches de Fukushima sont toujours trop calmes
Un détecteur de radiations ambiant à Fukushima, quelques mois après la catastrophe (Flickr - raneko/CC-by-2.0)

Des esprits profondément marqués 3 ans après la catastrophe

Le 11 mars 2011, le Japon faisait face à un terrible tsunami et à un séisme de grande ampleur. Ces 2 catastrophes ont entraîné la fusion de 3 réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima à l’origine de la contamination de toute une région.

Dès cette date, des mesures très strictes ont été mises en place. 160 000 Japonais vivants dans la zone interdite par les autorités ont dû quitter leurs habitations. Le temps de jeux en extérieurs pour les enfants était aussi réglementé. Aujourd’hui, 3 ans après la catastrophe, tous les esprits restent marqués. Malgré la suppression de la plupart de ces règles, la plupart des Japonais continuent d’avoir peur de sortir de chez eux et évitent de faire jouer les enfants dehors.

Dans les crèches, les différents témoignages recueillis par les médias témoignent d’une peur ancrée même chez les tout-petits. Les enfants restent regroupés à l’intérieur des établissements, refusant de sortir jouer dehors, s’inquiétant même à 5 ans de la non-radioactivité de leurs repas et posant beaucoup de questions.

Chez les plus grands, des exercices d’évacuation ont été mis en place dans les écoles, régulièrement selon RTL.be, pour tenter de rassurer les adultes comme les enfants.

Le taux de radiation dans l’air affiché dans les crèches

Le personnel des crèches met tout en œuvre pour protéger les enfants de la radioactivité. L’an dernier, le site StreetPress.com évoquait l’installation dans certaines crèches d’un compteur qui affiche, en temps réel, le taux de radiation dans l’air au milieu de la cour.

La nourriture est aussi étroitement surveillée. Elle vient des autres régions pour limiter la contamination et est testée avant toute préparation. Pour répondre à la limitation du temps de jeu en extérieur, des salles de jeux plus grandes ont été aménagées et certaines pièces sont équipées de purificateurs d’air.

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