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La coqueluche revient en force dans les pays développés

Actualité publiée dans "Santé et enfance" le 04/09/2012

Alors que les pays développés croyaient avoir enrayé le processus de contagion de la coqueluche grâce à la vaccination, les malades sont de plus en plus nombreux aux USA. L'inefficacité des politiques de vaccinations est mise en cause.

La coqueluche revient en force dans les pays développés
Une culture de Bordetella pertussis, bactéries reponsables de la coqueluche

Une maladie infectieuse

La coqueluche est une maladie respiratoire infectieuse et très contagieuse qui peut être grave chez l'enfant. Cette dernière est longue et peut durée entre 4 à 8 semaines après une période d'incubation d'une 1 semaine.

Le traitement pour agir sur cette infection fait essentiellement appel à des antibiotiques dans les 3 premières semaines, ces derniers permettent d'éliminer la présence de la bactérie dans les sécrétions et de réduire rapidement la contagiosité.

Cette maladie qui entraine de fortes quintes de toux avait disparu des pays industrialisés grâce à l'apparition d'un vaccin en 1940 aux États-Unis. En France, ce vaccin existe depuis 1959 et le processus de vaccination s'est généralisé en 1966 grâce à l'association avec d'autres vaccins comme celui du tétanos.

L'inefficacité du vaccin

Dans les pays en développement, la coqueluche est responsable de 300 000 morts chaque année, mais selon certains spécialistes, les pays industrialisés pourraient aussi voir réapparaitre cette infection.

Le professeur James Cherry révèle dans le New England Journal of Medicine que « les épidémies en 2005, en 2010 et maintenant en 2012 invitent à se préoccuper des échecs du vaccin ».

En ce qui concerne les États-Unis par exemple, en 1974, 100 cas avaient été observés, puis 11 000 en 2003 et 21 000 aujourd'hui. La coqueluche refait donc son apparition au sein des pays industrialisés, mais le professeur Floret estime que la situation de la France par rapport aux États-Unis n'est pas préoccupante.

Pour les spécialistes français, la stratégie ne vise pas à « éliminer la coqueluche », mais elle a pour but « d'éviter la contamination chez les plus vulnérables » comme les enfants de moins de 6 mois.

Autrefois, les bébés étaient contaminés par les autres enfants, mais aujourd’hui ce sont les proches de l’enfant qui risquent de contaminer les nourrissons pour cause de non-vaccination ou d'un rappel de vaccin oublié.

En 2011, en France, 59 % des enfants hospitalisés avaient été contaminés par leurs parents et c'est dans le but de réduire ce chiffre que les spécialistes appellent les adultes à se faire vacciner contre la coqueluche.

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