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Israël : des crèches clandestines pour les réfugiés clandestins

Actualité publiée dans "International" le 19/06/2012

En Israël, les migrants illégaux n'ont pas accès aux crèches publiques. Pour sauver les enfants des rues, des femmes, originaires du Ghana et du Niger, ouvrent des crèches clandestines dans des lieux de fortunes, non sans danger pour ces enfants.

Israël : des crèches clandestines pour les réfugiés clandestins
Des crèches low-cost en plein essort (Photo : Libby Abikzer)

Au moins 50 crèches clandestines à Tel-Aviv

Un reportage du magazine « SlateAfrique » montre que Tel-Aviv abrite 50 crèches non homologuées. Ce sont donc des femmes ghanéennes et nigériennes qui sont à l'origine de ces lieux d'accueil clandestins. Ces lieux de fortunes sont, parfois des locaux vides réquisitionnés, parfois des appartements loués pour l’activité ou tout simplement des logements de mères au foyer. Les familles se rabattent vers ces lieux d'accueil parce que faute de papier en règle, elles n'ont pas la possibilité d'inscrire leur enfant dans le public.

De plus, elles ne reçoivent aucune aide de l'État, réservée uniquement aux Israéliens. Pour des raisons financières, ces crèches accueillent 4000 enfants. En effet, dans le public il faut compter environ 500 $ par mois (400 euros environ). Or, dans ces garderies de fortunes, il faut compter environ 100 $ par mois (80 euros environ).

« Ils laissent leurs enfants dans ces lieux précaires sans trop pouvoir réfléchir aux conséquences », s’émeut Tamar Shwartz, directrice du centre municipal d’information de Mesila. En effet, 2 enfants sont morts par négligence dans des garderies illégales. La dernière victime est un bébé de quelques mois étouffé en mars dernier par le contenu de son biberon enfoncé dans sa bouche.

Cette méthode est appliquée par quelques nourrices qui ne trouvent plus le temps de donner le biberon aux nourrissons. À l’aide d’un élastique, celui-ci est maintenu au niveau de l’extrémité, sans que le nouveau-né ait la possibilité de s’arrêter de boire aisément. C'est pourquoi l'association Mesila incite les nourrices de chaque lieu de garde à suivre une formation de six mois dispensée par l’association.

De plus, les services ne sont pas toujours adaptés. Une mère de famille raconte : « Ma fille revenait chaque soir avec son repas non entamé, et on me disait à chaque fois qu'elle ne voulait pas manger ». « Ma fille maigrissait et semblait triste, et ses couches n'étaient pas changées. Elle avait des plaies aux fesses », ajoute-t-elle.

En moyenne, dans les grandes crèches clandestines, les nourrices s’occupent de 20 à 40 enfants chacune. Lorsqu'une de ces crèches est dénoncée, la nourrice est convoquée à la mairie et il peut lui être demandé de fermer sa structure.

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