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L’ANSES confirme la dangerosité du Bisphénol A

Actualité publiée dans "Santé et enfance" le 10/04/2013 - Mise à jour le 25/07/2014

L’ANSES a fait part des résultats de son évaluation sur les risques liés au Bisphénol A. L’agence est formelle, l’absorption de Bisphénol A par la femme enceinte représente bel et bien un risque pour le futur enfant à naître.

L’ANSES confirme la dangerosité du Bisphénol A
Malgré les risques dénoncés depuis de nombreuses années, certains fabricants continuent d’inclure le BPA dans la composition de leur produit, d’autres ont en revanche su s’adapter (Alicia Voorhies/CC-by-nd)

Une évaluation de 3 ans

Après 3 ans de recherche, l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a dévoilé son évaluation quant aux risques liés au Bisphénol A (BPA). D’après l’étude, le BPA présent dans la composition des canettes et, jusqu’en juin 2010, dans les biberons, présenterait un réel risque pour le fœtus des femmes enceintes.

De fait, « les effets identifiés portent sur une modification de la structure de la glande mammaire chez l’enfant à naître qui pourrait favoriser un développement tumoral ultérieur », explique l’ANSES.

Depuis le mois de janvier dernier, le BPA a été retiré de tous les emballages de produits alimentaires pour les enfants de moins de 3 ans, mais il reste présent dans de nombreux produits.

Selon l’étude, la première source d’exposition au BPA est l’alimentation, un constat qui confirme la nécessité de sa suppression des produits alimentaires pour le 1er janvier 2015 afin de réduire « les risques de manière spectaculaire » comme le dit Dominique Gombert, directeur de l’évaluation.

Un seuil de sécurité inférieur à 0,05 mg/kg/j

Face à ces résultats, l’agence recommande donc de réduire le plus possible l’exposition des femmes enceintes au BPA.

Elle estime aussi que la dose journalière admissible qui est actuellement de 0,05 mg par kilogramme de poids corporel par jour devrait être revue à la baisse. Les entreprises vont donc devoir trouver autre chose qui soit « efficace et sûr » comme le précise l’ANSES.

Selon Laurent Chevallier, médecin consultant en nutrition, le seul moyen de limiter ce genre de problème c’est la prévention « et la prévention c’est de limiter absolument l’exposition à ces substances-là ».

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