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5 à 10 % des jeunes papas souffrent de dépression postnatale

Actualité publiée dans "Santé et enfance" le 23/04/2014

Moins répandues que chez les femmes, les dépressions postnatales concerneraient près d’un père sur 10. Selon une étude récemment publiée dans la revue Pediatirics, les jeunes adultes seraient particulièrement touchés. Non suivie, cette dépression peut affecter le développement de l’enfant.

5 à 10 % des jeunes papas souffrent de dépression postnatale
La dépression postnatale paternelle touche particulièrement les jeunes papas (Flickr – jim simonson/CC-by-2.0)

Les dépressions postnatales paternelles sont assez courantes.

Généralement associées aux mères, les dépressions postnatales sont un mal qu’il faut suivre avec attention tant pour le bien-être du parent que celui de l’enfant. Les spécialistes définissent 2 grands types de dépressions postnatales :

  • le baby blues : une dépression temporaire de quelques jours qui touche en moyenne une femme sur 6 ;
  • la dépression post-partum (ou DPP) : une dépression beaucoup plus grave concernerait, elle, 10 à 20 % des femmes.

Ces dépressions peuvent avoir de multiples causes et se traduisent souvent par différents sentiments : angoisse ; impuissance ; tristesse ; dégoût pour son bébé ; culpabilité vis-à-vis de ces sentiments…

Les mères ne sont pas les seules à subir ce genre de dépressions, les pères aussi, notamment les plus jeunes. Selon une étude publiée le 14 avril dans la revue scientifique Pediatrics, 5 à 10 % des papas en souffriraient. D’après l’étude, les pères de moins de 30 ans vivants avec leurs bébés seraient 68 % plus touchés par la dépression paternelle que les autres papas.

Des causes multiples, mais surtout des conséquences sur l’enfant

Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs de plusieurs universités américaines ont étudié 10 623 cas en croisant de nombreuses données biologiques sociales et psychologiques.

Chez les mères, les variations et flux d’hormones maternelles après la naissance sont l’un des facteurs les plus mis en avant pour expliquer ces dépressions. Chez les pères, les scientifiques évoquent principalement le manque de sommeil lors des 5 premières années de vie de l’enfant, ainsi que l’impact ou « effet miroir » du baby blues de la mère.

Mais, quelles que soient les causes de cette dépression, l’important est de bien soigner ce mal, en commençant par en parler. Pour le docteur Craig F. Garfield, coauteur de l’étude, « la dépression parentale a des effets néfastes sur l’enfant, particulièrement pendant les premières années, qui ont un rôle clé dans la formation du lien parent-enfant ». « Nous devons mieux travailler à accompagner les jeunes pères dans la transition à travers cette période. », ajoute le pédiatre.

Voir l’étude originale en anglais, sur le site de l’official journal of the american academy of pediatrics, pediatrics.aappublications.org.

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